Gallica et Wikisource, une modèle d’avenir ?

C’est une info des plus intéressantes que Le Monde nous rapporte dans cet article. Wikisource va transcrire les textes numérisés de Gallica.

Cette association est, à ma connaissance, une première du genre.

Lors de la numérisation des documents, les logiciels d’OCR commettent immanquablement des erreurs d’interprétation. Pour diverses raisons (lettre effacée, mal imprimée, ouvrage en mauvais état…), il est toujours obligatoire de relire pour apporter les corrections nécessaires.

Vu l’ampleur de la collection de Gallica (1 059 870 documents en ligne à ce jour), la tache est des plus ardues. Il est donc indispensable de la confier à une armée de petites mains.

Mais là où certains auraient sans doute fait appel à un prestataire privé, Gallica a fait le choix de s’unir avec un projet collaboratif : wikisource. A mon sens, cette association est le meilleur choix que pouvait faire la bnf pour deux raisons.

Tout d’abord, Gallica est un organisme publique et Wikisource une association. Les deux entités partagent donc un même principe de « non-lucrativité » de leur activité. Il y a là indéniablement une communauté de philosophie.

Ensuite, l’un des coeurs de métier d’une bibliothèque est de diffuser la connaissance. Et ça tombe plutôt bien, puisque c’est précisément l’objectif poursuivi par wikisource et, plus largement, par l’ensemble de wikimedia.

A l’heure de discuter du partenariat entre la bnf et google pour la numérisation de ses documents, nombreux sont ceux qui s’inquiètent de l’éventuelle main-mise de la firme de Mountain View sur la préservation du patrimoine français (voir notamment ici).

Ce genre de partenariat, dans lequel toutes les parties sont uniquement motivées par la diffusion gratuite de la connaissance, a de quoi rassurer.

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