L'arbre genealogique de Santo Domingo (ronan-chiara - Flickr CC by-nc-sa)

Quel généalogiste suis-je ? (moi aussi !)

Le récent billet de Maïwenn a remporté un vif succès sur la blogosphère généalogique. Nombreux sont les blogueurs qui ont répondu (Raphaël ici, Mistike ici et Sophie Boudarel ).

J’ai décidé de leur emboiter le pas en me disant que, puisque ce blog est tout récent, c’était l’occasion rêvée de vous présenter mes pratiques généalogiques. Histoire que vous me connaissiez un peu mieux.

C’est parti !

  • Je n’ai pas relevé systématiquement les témoins, parrains, marraines, et autres présents cités dans les actes.

Alors là, moi non plus. Ceci dit, depuis qu’un témoin a pu me décoincer une branche en m’indiquant la paroisse d’origine de la mariée que je ne trouvais pas, j’y fais attention. Je note toujours les témoins, parrains, marraines, s’il est fait mention d’un lien de parenté. Et si jamais je coince, je n’hésite pas à reprendre les actes en ma possession pour voir ce qui est dit à leur sujet. Dans la série des « faites-ce-que-je-dis-mais-pas-ce-que-je-fais », je n’hésite pas : surtout, notez systématiquement les témoins, parrains et marraines !

  • Je ne note pas les registres, lieux, périodes, où je fais chou blanc

Ça, par contre je le fais de manière presque systématique. Sur hérédis, c’est assez simple. Dans la zone de texte de l’évènement recherché, j’écris toujours « pas trouvé dans tel registre, chercher dans tel autre… ». C’est particulièrement appréciable lorsque l’on laisse une branche de côté pendant quelques temps. Ouaaiiis, un bon point !

  • Je parcours les registres en lecture automatique, repérant les trois ou quatre patronymes en tête sur le lieu
L'arbre genealogique de Santo Domingo (ronan-chiara - Flickr CC by-nc-sa)

L'arbre genealogique de Santo Domingo (ronan-chiara - Flickr CC by-nc-sa)

Ha, les affres de la lecture rapide ! Lorsque le registre fait plusieurs centaines de pages et que l’on a pas toute la journée devant soi, il est difficile de faire autrement. Combien d’ancêtres inconnus à ce moment ai-je honteusement laissé de côté ? Combien de collatéraux ai-je lâchement ignorés ? Beaucoup trop, sans doute. Mais comme dirait l’autre tempus fugit et je me dis que, de toute façon les registres seront toujours là quand j’aurais besoin d’y retourner. Je vous entends déjà : « Bouh, le comportement anti-méthodique et je-m’en-foutiste ». Ben oui, je sais… Mais que voulez-vous, on ne se refais pas.

  • Je fais rarement l’effort de différencier décès et inhumation. Je mentionne généralement la date de décès (celle mentionné par l’acte). Côté naissances et baptêmes, je me suis améliorée ces derniers mois

Ben moi, je me suis pas amélioré. Je ne différencie jamais les deux. En revanche, je fais attention à ne pas mélanger les évènements. Je ne rentre que les naissances et les décès, et je fais attention à ne pas saisir les dates de baptêmes ou de sépulture. Parce que je me dis qu’avoir le choix dans la date, c’est bien, mais après il faut passer aux choses sérieuses (comprends qui peut…).

  • Pour les lieux-dits (les subdivisions de Geneanet), j’essaie d’être relativement disciplinée

Moi aussi. Pouvoir repérer sur une carte de cassini le hameau de ses ancêtres est agréable. De plus, quand une ville contient plusieurs paroisses, c’est même carrément indispensable. Et deux bons points !

  • Je n’utilise jamais le champ « Source » sur Geneanet ou dans mon logiciel pour les actes d’état civil

Je l’utilise systématiquement sous hérédis. Chaque date, chaque évènement est sourcé de la manière la plus précise possible. Je lie toujours les photos des actes à ces sources, et généralement, chaque évènement est sourcé par plusieurs documents. Et de 3…

  • Je fais peu de sauvegardes, même si l’essentiel (les plus de 700 actes d’ancêtres directs) est dupliqué

C’est aussi l’un de mes défauts. Par contre, les soirs de pleine lune, je fais trois fois le tour d’un chêne centenaire en priant pour que mon ordi ne me lâche pas. Jusqu’à présent, ça marche !

  • J’ai mis un moment à m’astreindre à une charte de nommage pour mes fichiers et répertoires, mais désormais je m’y tiens. Tout est numérisé. Pour les photos, je n’ai pas encore de solution pour le nommage et la base ;

J’ai une charte de nommage pour les actes depuis (presque) le début. Voici mon organisation, qui vaut ce qu’elle vaut, mais qui me va bien :

Les fichiers sont classés dans le répertoire du département, le sous répertoire de la commune et, le cas échéant, le sous-sous-répertoire de la paroisse.

Pour le nommage, il est sous la forme : PATRONYME Prénom – Type d’acte – Année ou, pour les couple : PATRONYME Epoux x PATRONYME Epouse – Type d’acte – Année

Ce qui peux donner, par exemple :

82-TARN ET GARONNE – SEPTFONDS – ST BLAISE – MONTAGNE Jean – Décès – 1673.jpg

Et de 4…

  • Je Google beaucoup, Geneanete pas mal (et j’ai repris mon abonnement Privilège), Gallicate doucement mais sûrement. Côté Mormons, c’est assez pauvre ; NotreFamille, c’est en cas de nécessité extrême ; Geneaservice, c’était lorsque les AD de Paris n’étaient pas en ligne. Et j’aime bien Ellis Island

Pour Google, c’est effectivement une grande source de documentation. Je n’utilise quasiment plus geneanet. Je m’en suis beaucoup servi pour démarrer, mais maintenant, ça me frustre de trouver une généalogie toute faite. Par contre ça peu aider pour décoincer une branche. J’utilisais souvent geneaservice avant la mise en ligne des archives. Maintenant, ça perd franchement de son intérêt.

  • Je contacte systématiquement les généanautes avant de mettre sur Geneanet les données que j’ai pompées sur leur arbre. Je fais très souvent un lien direct dans le champ Notes vers le couple au niveau duquel nous cousinons. Et désormais je ne mets que les branches collatérales sur mon arbre en ligne. Trop de bruit sinon. Par contre je propose facilement des GEDCOM et  mes actes consciencieusement nommés ;

Comme je n’utilise presque plus geneanet (sauf pour mon mettre mon arbre en ligne), je n’ai plus ce genre de problème. J’ai déjà transmis plusieurs fois GEDCOM et actes. Je prends juste soin, lors de l’export, de ne pas transmettre les individus toujours en vie. Moi ça ne me dérangerait pas, mais je sais que certains membres de ma famille ne le voudraient pas. Donc… Après, je me moque bien que la personne intègre « sauvagement » mon gedcom dans son arbre sans sourcer. Je trouve ça dommage, mais bon, chacun vit la généalogie comme il l’entend. Je ne suis pas propriétaire de mes ancêtres. Certains correspondants m’ont également transmis leur GEDCOM. Je les garde dans ce cas dans un coin, en me disant « on ne sait jamais », mais généralement, je n’y touche pas.

  • Aller aux archives en tant que lecteur me manque. Mais c’est le métier qui veut ça.

Eh oui, moi aussi, c’est pareil. On a pas toujours le temps, surtout quand les archives à proximité ne nous concernent pas directement.

Ceci dit, j’ai peut-être trouvé une astuce pour fréquenter beaucoup plus souvent les archives. Mais chuuut….

Illustration : L’arbre genealogique de Santo Domingo (ronan-chiara – Flickr CC by-nc-sa)
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10 commentaires

  1. Raphaël a dit :

    Finalement, tout le monde répugne à aller prendre des morceaux de généalogies toutes faites et préfère garder le plaisir de faire ses recherches soi-même. C’est quand même plutôt rassurant :)

  2. En parlant de Cassini… est-ce que vous connaissez ça : http://rumsey.geogarage.com/maps/cassinige.html ?!!!!

    Ceci dit, j’ai peut-être trouvé une astuce pour fréquenter beaucoup plus souvent les archives. Mais chuuut…
    Comme archiviste, ça ne marche pas pour fréquenter assidument comme lecteur les archives, je penche pour une autre option…

  3. Raphaël a dit :

    Merci pour le lien Maïwenn ! Sauf erreur de ma part, cette cartographie interactive est aussi disponible dans le logiciel Google Earth. Mais ton lien est bien pratique, car G. Earth mange pas mal de mémoire vive…

    Je ne crois pas avoir dit « comme lecteur »…
    Cesse de nous titiller, on veut la suite :)

  4. Montauban ? (dixit une ex Angevine archiviste lol ;-)

  5. Si vous êtes accepté à Montauban, dites-le moi. Vous serez à une heure de chez moi. Si cela vous dit, on pourrait alors discuter généalogie et métier d’archiviste (je suis un ex Mulhousien qui a viré de bord).

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